jeudi 30 août 2018

Le réveil du ragondin!





                    Sur mon bureau les gouttes de sueurs ont oxydées le petit ressort de mon stylo bille, le ciel est teinté d’un jaune beige rappelant les journées d’incendie. L’été a encore une fois frappé de toutes ses forces.
Nous voilà déjà fin août et c’est le moment de faire un petit bilan bass !
Mes quelques sessions se sont faites en fonction des disponibilités que laisse entrevoir le travail et la vie de famille. Par conséquent, elles ne sont pas forcément tombées sur une météo idéale ; ce qui joue énormément sur le résultat…
Attendre des conditions propices et ne pas pêcher quand on sait que ça risque d’être foireux nous permettrai surement de surfer sur une vague de sorties rentables mais hélas, notre vie n’est pas rythmée uniquement sur LA PECHE !! Alors quand t’en peux plus de cet été de maboul que t’as quelques heures de quartier libre et qu’une force phénoménale te dit d’aller au bord de l’eau ; bin tu fais ton sac et tu vas t’y ressourcer ! 

Dans ce cas, honnêtement, le résultat de la partie de pêche devient secondaire. Ce besoin vital d’être en pleine nature dépassant le reste !
Ces dernières semaines ont été accompagnées d’une cagne hors norme, t’en veux des 40/42/43 degrés toi ??? Franchement t’as le teston qui gonfle qui fuit qui finit par péter, entrainant la chute fulgurante de ton quotient intellectuel. Et oui, quand j’ai chaud je suis bête et quand je suis bête je vais à la pêche et quand j’ai chaud que je suis bête et que je vais pêcher ; je me transforme en RAGONDIN !
"Ahaha les black-bass ; vous faites dans votre froc hein !!!!"





Bin moi aussi, enfin non, c’est juste de la sueur qui ruisselle abondamment transformant mon superbe calçon la redoute en vulgaire pot de rillettes pur porc! Vous l’aurez compris, ce ragondin qui sommeillait en moi depuis bientôt une année s’est soudainement réveillé, entrainant avec lui sa déferlante de niaiseries !
Sérieux, on ne peut rien faire avec cette chaleur. En journée la pêche est impossible et de toutes façons trop dangereuse pour les poissons. Observez les ragondins l’été !
Sortent-ils en pleine journée ? Et non bande de bolos !
Ils se mettent à l’eau à la fraîche ; le matin de bonne heure ou le soir. Alors quoi? T’es plus bête qu’un rongeur ? Bin moi j’ai pas de personnalité ; je fais comme eux ! Puis franchement, autant s’les tremper dans l’eau non ? A la bien frérot !  

Fffff quand je vous dis que le soleil fait des dégâts…. En tout cas que ce soit en float ou du bord tous les quarts d’heure je me laisse glisser sous l’eau et qu’est-ce que ça fait du bien !
 
Depuis, dans ma bagnole flotte cette odeur chaleureuse de chaussettes envasées, de vieilles godasses ramollies par des heures plongées dans l’eau stagnante des étangs de la région. Une invitation à danser un collé-serré? Un tee-shirt Savage-gear toujours humide est étendu à l’arrière et le tout attend impatiemment la prochaine session. L’accoutrement et son parfum ne donne pas envie et pourtant c’est en pêchant de cette manière que j’arrive à faire quelques fishs car soyons honnêtes, la pêche est restée très dure. 

Les bass sont de plus en plus reculés dans leurs tanières et le choix des armes devient crucial. Je veux dire par là que dans un premier temps votre canne doit être puissante. Mon okuma one rod en 10/30gr en casting en fait parfaitement le job.
Le fait que cette série de canne soit hyper fast et très réactive permet d’extraire le poisson de son élément sans qu’il ait eu le temps de capter ce qu’il se passe. Vous me direz oui mais 10/30gr c’est pas super puissant non plus ! Bin non en effet mais pour skipper des leurres compacts d’une taille raisonnable afin de rester discret c’est juste ce qui me correspond. De plus comme je l'ai dis, la résonnance de cette canne nous permet d’être ultra réactif !
Du bord je suis même avec un modèle plus léger 7/20gr (en spining) qui reste polyvalent/léger/agréable. Tresse entre 10/13 ct et bdl fluoro en 30 ct. Agrafes Savage Gear Needle eggsnaps qui sont hyper costauds... 

Pour ce qui est des leurres employés je recherche avant même la marque, la couleur, l’imitation recherchée LA MORPHOLOGIE qui va le mieux avec le milieu et mon matériel. Ce que je sous-entends dans "morphologie" c’est le poids/densité/texture et la forme générale.
Je veux que cette morphologie colle au mieux aux propriétés de la canne pour en tirer tous les bénéfices et quand j’ai un accord parfait entre la canne le leurre et le milieu dans lequel je pêche, le reste m’importe peu ! La pêche devient alors bien plus simple, les présentations sont parfaites et le poisson se laisse leurrer beaucoup plus facilement qu’en forçant un quelconque pattern à se déclencher car soit-disant on a au bout de la canne le leurre de folie. Si ce leurre ne pêche pas dans la bonne couche d’eau, s’il descend trop lentement, si la canne le lance mal ou si sa forme l’empêche d’aller où il faut c’est mort ! Tout cela n’est pas bien clair n’est-ce pas ? Normal ça sort d’un cervelet de ragondin…

Mais avec les années je me rends compte (certes un peu tard) qu’une canne correspond toujours à un leurre en particulier. Les cannes sont souvent un minimum polyvalentes mais quand tu as trouvé son leurre "âme-sœur", le plaisir de pêche et les résultats sont juste exceptionnels !  
Un glouton que la 3d reaction cray fish aura fait craqué!

La 3D FROG REACTION de SAVAGE GEAR, une grenouille qui fera l'objet prochainement sur le site savage gear.com
Nous allons à présent attaquer la meilleure saison de l’année; l'automne. Les poissons vont remonter vers la surface et les bordures. Les bass, perches silures et brochets vont piquer des crises de boulimies !! Les techniques les plus fun comme le top water vont y aller bon train et tout ça pour ce putain d’plaisir que nous procure notre passion !
Alors un conseil, guettez les conditions favorables et allez au bord de l’eau ; ça va décoiffer !!

Le dernier poisson qui date d'hier (30/08/2018) et en surface en pleine aprem... ça commence à remonter vers la surface!!

Et voici la pépite de l'été, un black black; tout noir, l'ours indélogeable; une rareté de la nature de 53 cm ( ou 51 cm bouche fermée pour les puristes lol)



jeudi 26 juillet 2018

Torture 5






         Cette année la coutume nous a remis sur la route vers cette destination qui me laisse toujours aussi rêveur. Les espérances sont au rendez-vous et l’excitation palpable, avec à chaque fois un peu plus de pression!!
Mais; car oui dans la vie il y a malheureusement un «mais», je passerai à côté de ce séjour l'esprit un peu secoué par les aléas de l’existence.  (Alors excusez-moi si je ne pars pas dans des excès romanesques à propos des combats et autres scènes de pêche.. mais pas d'inquiétude, tout va bien.)
Pourtant, ce cadre bucolique et sans équivoque a réussi, par soubresauts à me déconnecter, m'entraînant corps et âme dans les méandres enchanteurs de ce lac aux émotions si particulières.

Les heures passées sur l'eau et les bonnes bouffes comme on sait si bien le faire furent de superbes moments de détente et de coupure. Adrien, JB, Arnaud, Will, Seb et Flo, merci !
Les pouvoirs d'une passion dévorante nous surprendront toujours !
Alors cette recherche du lingot d'or ??
Et bien il y a eu pêche !!! Difficile comme d'hab mais quand on passe des journées entières sur l'eau ça finit par mordre !
On aura tous réussi à faire immerger de vraies pépites, des poissons que seuls humilité, respect, passion, endurance mais aussi législation implacable permettent l'existence et la capture ; celle de l'instant présent. Une courte fenêtre d'explosion des sens dont nous profitâmes mais qui reflète des années de croissance dans les meilleures conditions.
Cela devient si rare.
Pas d'impact durant plus d'une décennie, pas de grosse pollution, pas de gros bouleversement lié à l’humain. Aujourd'hui c'est bien ce qui me fait le plus peur:: le fait de perdre de tels joyaux façonnés par le temps et effaçable en un claquement de doigts.
Pour l'instant, chaque année nous rejoignons cet endroit la trouille au ventre avec des œillères, cachés, avec l'appréhension que tout disparaisse, qu'il n'y ait plus d'eau, de peur qu'on nous vole le spot et que la folie de l'homme ne vienne tout gâcher. Cet endroit, nous l'aimons de tout notre cœur.

Elles sont magnifiques ces truites n'est ce pas? Et pourtant tout cela ne tient qu'à un fil.
La nature est dévastée et le phénomène s'accélère. 30% d'oiseaux en moins en France ces 15 dernières années, 80% d'insectes disparus.... Imaginons les conséquences.... 
Pour en revenir à la pêche et bien c'est la même. Les supports de vie de nos chers poissons sont le sol et l'eau et bien évidemment notre modèle agricole et notre mode de vie se retrouve au contact direct des habitants des milieux aquatique.
Si la surpêche (en mode nokill ou pas) joue sur le stress et le comportement des poissons et une portion du cheptel, l'impact des pollutions quant à lui est bien plus important car il tue ; il tue tout ! Pour en revenir au No Kill, oui il fait du bien aux populations quand il est très bien exécuté mais un réel prélèvement raisonné couplé à une vraie gestion nous donnerait à peu près les mêmes conclusions.

Regardez ce qu'il se passe dans les rivières Jurassiennes. En quelques années, les rivières qui étaient exceptionnelles (croissance d'une truite au bout de 2 ans : 40 cm... Oui Oui) se meurent à cause de grosses pollutions d'origine agricole et du manque d'eau en période estivale !
Alors la faute aux politiques ? Pas que ! N'oubliez pas que seuls les actes comptent.
La tchatche et l’auto persuasion bouillonnante sur les réseaux sociaux  ne sont que des bulles de merde qui nous explosent au visage. Elles nous prouvent juste une impuissance et un gros manque de volonté d'une société qui n'a pas encore percuté qu'elle avait les clefs d'un changement, celles justement du changement d'habitudes de consommation (et ça c'est nous qui décidons, pas les politiques).
Il est grand temps que chacun prenne conscience de ces actes et que chacun prenne sa part à l'instar de ce colibri qui tente d'éteindre le feu avec sa pauvre goutte d'eau.
Je pense qu'en 2018 toute personne a été informée et sensibilisée aux enjeux environnementaux, pourtant je reste assez pessimiste face à nos comportements.
Je sais que l'homme en est capable ; mais en a t'il envie ?



 


 











mercredi 21 mars 2018

Du pâté sur la tartine!




Honnêtement ce papier, je n’avais aucune envie de le faire mais bon. Quand on a un blog et que ça part en "live", à cette époque où tout le monde commente tout je me sens un peu comme obligé de donner mon point de vue. Arf et ce titre,  bin c’est comme dire « On a du pain sur la planche » mais en plus cooool !


Ces derniers temps la polémique bat son plein: Interdire la pêche à Paris sous prétexte que le poisson n’est pas propre à la consommation. Assos qui montent au créneau, élus qui s’y mettent et c’est partit,  FEU ! La guerre est déclarée.

Un contexte à la mode où l’humain des villes  se rend compte qu’il n’est pas le seul être vivant de la planète…
La (soit disant) notion de douleur infligée aux poissons et le (soit disant) sadisme des pêcheurs no-kill en est le débât. On a à faire à un questionnement, une remise en question voir même la découverte de cette drôle d’activité pour le grand public.
Est-ce vrai, est-ce faux ?  Certains défendent leurs idées, d’autres leurs libertés ou encore leur passion. Le fracas est détonant, les explosions sont sanglantes : menaces, insultes en tout genre waouuu ça fuse dans tous les sens mais sans réelle progression.

Avoir confié cette problématique aux réseaux sociaux c’est formidable. Vous ne trouvez pas qu’on a le même comportement sur face book qu’en voiture ? Les types s’énervent super vite, klaxonnent comme des malades, sont prêts à se battre pour une truite de bassine posée au sol (waouuu t'es malade, la tenue du fish mec, sacrilège!!)et disparaissent comme par magie. C’est ceux qui s’énervent le plus, les plus indignés qu’on ne verra jamais faire un geste pour le milieu, à croire que gueuler comme un porc sur facebook remplace de vraies actions…

Revenons à notre affaire parisienne : Les réseaux sociaux ils mettent leur nez partout et font tout péter dans la seconde. On envoie en première ligne les écervelés qui, insultes misogynes au poing foncent têtes blessées. S’en suivent des ripostes  et des contre ripostes, puis, les pêcheurs finissent par se tirer dessus; évidement :
-"C’est la faute des viandards ! Non c’est la faute des fédés qui foutent rien ! Non c’est la faute de la carte de pêche qui est trop chère! Non, c’est la faute des sponsos !! Non, celle des concours !! Non celle des Ricains qui montrent le mauvais exemple ! Non, celle de ces putains d’ardillons qui font mal ! Non c’est la faute aux poissons parce qu’ils ne sont pas assez nombreux ! Non, c’est la faute de la pollution !!! Non celle de ces truites arc en ciel qu’on balance par tonnes !"
C’est la foire à qui dit mieux !!! Franchement j’en ai lu un paquet d’histoires et à la fin vous savez quoi? Et bien on n’est même plus capable d’avoir une opinion. Bien sûr je ne vous oublie pas, vous qui avez pris la peine d’essayer de vite faire oublier ces réactions d’abrutis mais les discours pédagogiques apaisants qui tentent d’élever le débat paraissent inutiles voir impuissant face à cette débâcle tenue de main ferme par les crétins du  net. Il existe une pétition mise en place par les pêcheurs et pour les soutenir il suffira d'un clic:   https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/peche-paris/40699
Mais dans le vrai c’est quand même vous qu’on écoutera !! (Oui, il faut rester positif et constructifs et j’en remercie tous ceux qui le sont !)L’avantage sur les réseaux sociaux c’est que l’on est passé du consommable au consumable. Tout disparait aussi vite que c’est arrivé. "Ce message s’autodétruira dans 10 secondes !" Oui-oui je sais on pourra quand même tout retrouver mais le bulldozer crée par face book et ses copains recouvre très vite son chantier. Cependant on a nourrit l’ennemi et ça, ça restera. 
En tout cas comme dirait Nicolas Hulot « Il est déjà trop tard pour être pessimiste ». Alors bougeons, ensemble, pas forcément contre ces gens avec qui nous communiquons mal mais pour le milieu naturel, pour les poissons, pour les générations futures, pour la pêche de loisirs.
Notre chevesne national, toujours présent pour le plaisir des pêcheurs

La notion de souffrance animale:

Pour faire simple le poisson ressent les choses mais les informations ne sont pas retranscrites comme chez l’être humain. A mon sens les terminaisons nerveuses sont bien là mais réglées différemment et ce n’est pas une histoire de cerveau limité ; bien au contraire. Son évolution lui permet de se nourrir sans être gêné par les épines, les carapaces et autres armes de défense de ses proies.

On peut donc espérer qu’il ne souffre pas de la présence de l’hameçon et c’est ce que démontrent pour l’instant les études. Je ne vous cache pas que j’aimerai que les choses soient encore plus claires car se mettre des œillères en se persuadant trop facilement de quelque chose d’aussi grave me gêne. Par ailleurs il est démontré chaque jour que le no-kill (qui a des règles strictes de respect et de fonctionnement) fonctionne très bien et n’endommage ni la santé physique du poisson ni sa santé mentale. Il suffit de voir son comportement suite à sa remise à l’eau où le poisson reprend sa vie comme si rien ne s’était passé et peut même être repris quelques heures après. (ça m’est déjà arrivé à plusieurs reprises).

Par ailleurs et avec plus de légèreté il me semble essentiel que chaque pêcheur en ait conscience, je l’ai déjà évoqué sur le blog, que notre passion peut paraitre hyper chelou.
Qu’est ce qu’on branle à se prendre en photo avec un poisson ??? Mettez-vous à la place d’une personne qui n’y connait strictement rien et à qui on a rapidement expliqué que le pêcheur 2.0 s’amuse à planter un hameçon dans un poisson pour se venter par la suite, photo à l’appui de l’avoir capturé.
On a franchement un sacré taf en matière de communication avant que notre interlocuteur puisse dire « ah ouais je comprends »…. Déjà il faut le reconnaitre, notre passion touche au vivant et se doit d’être hyper respectueuse. Le mot respect en est le mot clef.
Black bass pris pendant les rencontres de la superbe association Black bass France qui œuvre en faveur de ce poisson de sport qui supporte très bien le catch and release
Le pêcheur no-kill a des devoirs et il doit se demander une première chose : Pourquoi il fait ça ? Plaisir de déconnecter, d’être au bord de l’eau, de capturer un poisson, d’être seul ou entre amis….
Ensuite, il doit réfléchir, étudier et apprendre pendant des années, à commencer par la connaissance du milieu et des mœurs des poissons. 
Pour finir, l’aspect technique de sa pratique : Comment pêcher et surtout relâcher ses prises avec le moins d’impact possible. Toute la partie invisible de l’iceberg c’est ça, notre travail de fond :
-"Respecter les cycles de vie et de repro, ne pas matraquer les spots, se mouiller les mains avant de toucher le poisson, le laisser dans une épuisette reprendre des forces et ses esprits, pêcher sans ardillon, le manipuler le moins possible et au-dessus de l’eau, avoir préparé son matos photo pendant que le fish est dans l’épuisette (dans l’eau) faire le minimum de clichés et relâcher le poisson avec douceur et amour."
Voilà ce qui me vient à l’esprit mais tout ça se forge année après année, c’est ce que l’on garde pour nous dans notre tête par contre la partie visible de l’iceberg se résume en un instant, un clic produit par l’appareil photo.
Ce souvenir d’un sourire bras tendus qui prône la beauté de la nature. Comme un enfant qui tend une fleur à sa mère le pêcheur tend son poisson au reste du monde.
Ce message a sa part sociale car en effet le pêcheur existe auprès des autres et par ce geste crée sa place dans un « système humain » en crise au sein d’un écosystème naturel en destruction. L’Homme est lié à la nature depuis toujours mais ce lien se perd.
Aujourd’hui le pêcheur garde les séquelles de ses ancêtres qui le poussent à revenir traquer les poissons au bord de l’eau mais aussi être garant de la santé de ces milieux essentiels mais extrêmement fragiles en agissant directement sur ces milieux. (Présence et surveillance, entretien, dépollution, suivi de la faune et de la flore, élimination des invasives etc etc)
Aujourd’hui le pêcheur devenu "no-kill" a remplacé son panier par un simple appareil photo mais le plaisir de la traque, de la capture est toujours palpable. Il est contemplatif, il prend énormément de plaisir à s’épanouir au bord de sa rivière qu’il protège, qu’il nettoie, qu’il s’est approprié. Il en est d’autant plus fier lorsqu’il finit par leurrer un poisson avant d’ancrer à jamais son souvenir dans sa mémoire.
Superbe chevesne pris à la mouche, pas d'ardillon=remise à l'eau facile

Vous voyez, notre passion est belle elle et même ultra passionnante mais ce qu’il faudrait, c’est que tous ces pêcheurs qui se sont insurgés face à la menace de se voir interdire leur petit plaisir ne restent pas derrière leur petit smartphone à piailler!
Ils se doivent, nous nous devons de mettre la main à la patte et à faire partie du système en rejoignant nos AAPPMA, c’est le seul moyen de faire bouger les choses.
AGIR !
Pour finir je vous laisse avec deux carpes prises le 12 Novembre 2017 à la mouche en soie de 8… Une belle et une grosse grosse tatane qui m’en a fait baver ! Allé bizzzzz
la Scierra Salis en soie de 8 a craqué une première fois avant de se voir pliée en deux sur la grosse mémère d'en dessous!

Le graal qui vient enfin récompenser tous les efforts du pêcheur 2.0, celui de 2018
Pour poursuivre sur le sujet, je vous invite à lire ce super articles des copains expat au Québec "crinqués de pêche": http://crinquedepeche.blogspot.fr/2018/03/lhistoire-de-jean-luc-la-perche.html