mardi 30 septembre 2014

Mass2Bass





        Bon je l’avoue le titre est ironique, trompeur, vous vous êtes fait berner car je suis très loin de vous présenter sur cet article une masse de bass ! Comme je le disais dans le précédent écrit, la traque de ce poisson s’avère de plus en plus difficile mais le challenge n’en demeure pas moins palpitant! 
Je vous propose donc un petit "spitch" de râleur à la Française, 2/3 conseils pour me la péter puis une série d'images retraçant quelques moments sympathiques avec nos amis les black bass. 

Alors:

Les populations de ce poisson importé varient beaucoup selon les régions, les années et les effets de la pêche et du climat.
En France, et c’est une règle pour à peu prés toutes les espèces, nous ne savons pas gérer notre patrimoine piscicole. Mieux, nous ne savons pas gérer nos rivières, nos milieux et même si certains font de gros efforts ça reste une minorité qui commence seulement à réaliser l’ampleur des dégâts… 

Constater c’est bien beau mais que faire ????
-Des choix politiques, ça commencerait par ça ! Donner du pouvoir à ceux qui se battent pour notre environnement !
-Après les tunes et la gloire passons au terrain, à notre gestion des cours d’eau qui n’évolue pas. Tout devrait être mis à plat, redéfinir ce qu'est réellement un cours d'eau, laisser un vrai lit majeur, une vraie ripisylve, regarder comment ils font ailleurs.
-Puis passons à la partie cérébrale des utilisateurs de ces endroits.
Là nous avons du pain sur la planche ou plutôt de la merde plein les berges.
Qu’est ce qu’on a dans la tête quand on est pêcheur , promeneur, randonneur et qu’on laisse papiers, bouteilles au sol après avoir passé un "bon moment en nature", qu’est ce qu’on a dans le ciboulot ???
Nous sommes tous responsables. Si nous trouvons ça désagréable voir horrible, à nous de ramasser et évidement à nous d’interpeler ces incultes et de mettre leur nez dans leur bêtise comme on pourrait le faire avec un petit chat qui apprend à faire caca dans sa litière…  

BREF comme dit Patrick Bruel :rendez vous dans 10 ans même jour même heure pour voir si ça a changé ou si le mot « respect » est enfin entré dans le dictionnaire…
A vrai dire je reviens du Québec (dont plusieurs articles verront le jour) et la différence est flagrante. 
Là-bas le mot respect brille de mille feux même si évidement le monde des bisounours n’existe pas.
Enfin il ne faut pas  trop rêver mais plutôt être dans l'action afin qu’un jour nous puissions jouir d’une nature plus saine, moins salit par notre bêtise et notre ignorance.

Revenons à nos moutons à grande bouche !
Pour ces poissons ultra méfiants/éduqués j’ai un peu réfléchi, bah oui, ça arrive !
Et pour les attraper, les quelques pseudos conseils techniques à vous donner seraient les suivants ::

-Une approche très très discrète. On a le temps ! On est à la pêche !
-Un lancé fluide, ultra précis ou le leurre ne fait aucun bruit/plouf/splash quand il touche la surface. Le plus simple quand la berge d'en face est difficile a atteindre convenablement étant de pêcher sa propre berge car oui, il y a du fish dans nos pieds !
-Un choix dans l’animation souhaitée : soit très rapide, soit très lente voire inexistante. On lance le leurre souple, on laisse couler et on attend. Si le fil se tend ou se déplace ce sera le moment de ferrer. a contrario on ramène un leurre de surface type stick bait à toute berzingue, cardiaques s'abstenir!
-Un choix dans les formes et les couleurs des leurres, en ce moment je me dis que quelque chose de trop imitatif sera plus facile à identifier qu’un leurre avec une forme des plus simplifiée. De même pour la couleur, je me rapproche le plus possible de la couleur du fond afin de faire disparaitre le leurre dans son environnement.

Évidement ce n’est pas la recette miracle, les conditions ne sont jamais identiques et la météo change aussi tout ça. N'oublions pas que potentiellement tout peut marcher.. A nous de nous creuser la tête et de tenter d’imiter ce qu’il se passe dans l’eau… Il reste encore de beaux  bass qui ne demandent qu’à manger.
A nous de suivre leur évolution et de leur montrer qu’on est quand même les plus intelligents.

Ps : Oui, j’exagère sur la fin… 




Papi chubi! 




 Alex venu des pays bas!


Adrien! 







 A pluch!!!!

lundi 28 juillet 2014

Débilobass





       Il y a 14 années de ça je me mettais sérieusement à la pêche. C’est vrai que jusque là la pêche c’était les gobies de Collioure, une session maquereau qui finit par un bon vomi, des drôles de types qui se prennent en photo avec des poissons et c’est à peu prés tout…
Mais en 2000 je fus embauché en temps que stagiaire pour l’association pêche environnement loisirs où mon cerveau entama son déclin.
Arnaud et Bruno m’ont poussé dedans et depuis je n’ai jamais relevé la tête ! Je suis contaminé !!!!
La pêche qui m’a rendu de suite addict et celle du black-bass.
Les leurres, la technicité, les images japonaises, américaines, l’attaque de ce fish, m’ont carrément fasciné puis les deux compères atteints eux aussi n’ont pas arrangé les choses.

Depuis cette époque de l’eau est passée sous ma canne et l’évolution de la pêche m’a petit à petit éloigné du bass. J’aime la diversité en général et tous les poissons m’intéressent mais ce poisson s’éduque. La pression de pêche le rend de plus en plus craintif, quasi imprenable avec son bac +10 en leurres… 
On peut carrément parler d’un véritable effet de mode !
 Pêcher le bass c’est cool man ! 
 Alors à force de galérer à sortir quelques petits poissons, à force de prendre des refus systématiques, on détartre les brochets, les perches, on se tente à la carpe à la mouche et on y prend goût !!! 

Malgré tout ça, ces deux dernières semaines l’envie d’attraper un gros bass m’a pris à la gorge ! 
Alors en avant pour du bon gros « grande bouche » !!!!
La maladie m’a rattrapée, je suis débile, débile quand ces gros malades attaquent mes leurres et plient ma canne jusqu’à en faire craquer le vernis !!!! 
La preuve en image!!


 Yo Adrien!










Une carpe s'est glissée par là! 


Papi chuby est dans la place!!












Merci à papi chuby et Adrien pour les tofs..


vendredi 25 juillet 2014

Truitounade



Fuir les chaleurs étouffantes et la masse touristique de l'été c'est s'enfoncer dans la France profonde, celle de l'Auvergne et de ses trésors.
Plus un bruit lié à l'urbanisation galopante et aux fêtards titubants, juste du calme, de la sérénité et de belles rencontres.