lundi 26 juin 2017

Ma canne à pêche!






        Un pêcheur se sert d'une canne à pêche; ah bon? Bin oui tête de nœud mais pas n'importe quelle canne et aujourd'hui le marché est tellement saturé qu'on ne sait plus où donner de la tête. Voici donc mon avis sur la One Rod d'OKUMA::: mon amoureuse (en secret)...




http://okumafishing.eu/fr/declaration-damour-la-one-rod-dokuma-par-sylvain-le-dentiste-part-1/


http://okumafishing.eu/fr/declaration-damour-la-one-rod-dokuma-par-sylvain-le-dentiste-part-2/









vendredi 23 juin 2017

Y croire jusqu'au bout! Les bonus













       Et oui, on le dit très très très souvent mais de nos jours la pêche reste incertaine.... La raréfaction du poisson, la dégradation du milieu et la sur pêche entrainant une éducation des poissons ne nous rendent pas la pratique de notre passion facile.
Mais lorsque le vent tourne et qu'après des heures, des jours, des fois même des semaines bredouille on touche un gros poisson, alors tout s'efface et le plaisir de voir une telle bestiasse nous remplit de joie!  Inutile de vous dire que le poisson est reparti en très bonne forme. Je l'ai revu quelques semaines après..
Voici donc le petit article retraçant cette session d'ouverture carna 2017:
http://savage-gear.com/fr/y-croire-jusquau-bout-par-sylvain-le-dentiste/


En bonus, hé oui vous en avez de la chance, voici quelques images!!!







le voilà le coupable, le 3D shine glider 18 cm !!! Il ne quitte plus ma boîte pike!!!



lundi 19 juin 2017

Dans la peau d'un sponso









Et oui, le temps de la pêche pour la pêche est révolu ! En avant la publicité mensongère, les photos truquées, la mauvaise foi et les arnaques à tout va ! Vive le résultat quelle qu’en soit la manière ! Désormais le plaisir n’existe plus, je suis un vendu !!!

Hahahaha !!! Et bien NON, je ne changerai pas ; en tout cas pas comme ça mais pour certains oui, certains savent que ça existe, certains même le sont, le font…
J’ai une certaine éthique et je compte bien la conserver. Alors être sponsorisé, membre d’une team, consultant pour une marque ça sert à quoi ? Bin j’sais pas trop, ça dépend de chacun et quelque part de notre état d’esprit par rapport à notre addiction et au monde de la pêche. Puis, ça dépend du lien qu’on peut faire entre passion pour le matos, plaisir de partager et buisness car oui mettre un pied là-dedans c’est quelque part plonger dans le monde obscur de la pub et plus simplement faire partie du cercle du commerce.
Avoir du recul, et se remettre en question fait toujours du bien. Ça permet de se repositionner ::
-"Suis-je un pantin qui donnera son corps et son image pour une pochette de leurres souples?"
"-Suis-je aussi sur de moi et de mon sérieux quand j'me la pète en selfish avec un poisson au bout de mes bras?"
 Oui, prendre du recul fait du bien, être conscient que pour beaucoup nos pratiques sont douteuses, incompréhensibles et même proche du ridicule.
Puis dans toute cette virtualité dans laquelle nous vivons, disons-le clairement certaines marques abusent gravement de la volonté de certains jeunes qui veulent juste, par effet de mode,  se montrer sur les réseaux sociaux et en tirent un profit publicitaire non négligeable.
Tout ce mélimélo finit par créer des tensions. Le pêcheur se retrouve perdu entre une activité de plein air à volonté totalement relaxante et la fournaise de facebook (et autres) où tout le monde se crache dessus. Et quand le négatif prend le dessus à ce point ça devient franchement minable et ça demande réflexion ; pourquoi je pêche ? Posez-vous la cette question, tous mais surtout les réac; ça fait toujours du bien…

Perso, j’ai décidé cette année de me lancer. Après de supers expériences avec des partenaires ponctuels j’ai finalement décidé d’y aller franco, d’avoir un sponsor officiel ; et pas des moindres. SVENDSEN SPORT m’offre l’honneur et l’opportunité d’avoir l’avantage de tester, pêcher et de promouvoir des produits que j’utilise et que j’utilisais déjà depuis un moment. Des valeurs sures représentées par les marques SAVAGE GEAR, OKUMA sans oublier SCIERRA pour le côté mouche ! C’est complet, ça envoie, le bois, c’est robuste tout en étant de la qualité, c’est beau et en plus ça innove à tours de bras ! Que demander de plus???

Du coup, bien évidement je vais jouer le jeu et pêcher avec ces marques et donc par conséquent je vais mettre en avant les produits que je trouve top. Et ça je le ferai honnêtement ; non pas par obligation ou autre « pipotage » mais parce que je leur trouve vraiment quelque chose comme par exemple : « faire du poisson »…  
Hors question pour moi de faire de la publicité mensongère, j’ai déjà mis en avant des produits sur le blog et toujours en très bonne conscience !  Ça fait du bien aussi en tant que pêcheur consommateur d’avoir de vrais tests et de vrais avis sur du matériel ; vous pouvez donc compter sur moi !   Voila voila le ton est donné ; l’aventure peut commencer!

 

 

 

mercredi 1 mars 2017

OFF






         Quand la pêche aux leurres est en mode OFF, donc fermée, pour bon nombre de pêcheurs cette période demeure un néant halieutique dépourvu de sensation. Le pauvre pêcheur 2.0 se voit anéanti et doit faire face à sa peine inconsolable. Les larmes aux yeux, l’estomac noué, l’addiction le ronge.
Alors, tant bien que mal il tente de s’occuper, se flagelle en regardant quelques vidéos sur youtube, caresse ses leurres préférés en pensant aux beaux jours mais ça ne suffit pas. Le « leurriste » tourne en rond, perd patience, il lui arrive même de sortir griffes et ongles sur les réseaux sociaux…
-"Mais non mon pauvre, insulter les gens sur facebook ne te procurera pas la sensation de prendre une grosse cartouche de bass au popper !"
Frustration, oh frustration !!! Eh bien oui mes amis, un pêcheur qui s’ennuie ça devient vite un con… Alors que faire ?

Des alternatives existent:

-1/ Nettoyer son matos, ranger ses boîtes, écraser tous les ardillons de ses leurres, lol, chiche? Démonter et graisser ses moulinets ; mouais mais non, pas envie ! Feignasssse!!!

-2/ Certains vont dans le privé pour pêcher le brochet mais ne seront pas vraiment cohérent avec leur esprit no kill et écoresponsable : « Et oui les gars, changez de technique le temps d’la nique… » Oui j’avoue c’était un poil vulgaire mais c'est quand même plus cool de laisser les poissons se reproduire en toute tranquillité.

-3/ Du coup les autres iront dans le privé où dans des zones non soumises à règlementation mais pour traquer les sandres, bass ou encore les silures. Ce fut d'ailleurs le cas la semaine dernière (22 février) et j'ai eu la chance, grâce à des températures avoisinant les 24 degrés de pouvoir toucher mes premiers bass 2017!



-4/ Puis d’autres vont se trouver une passion pour la pêche au vers de terre… Ah oui, manié s’il vous plait… Et puis parce qu’on a le droit… Bon, pas très motivant quand même !
Au passage petit clin d'œil à l'effet "fish eye", toujours comparer les mains en cas de doute sur la taille du poisson...

Puis quoi d’autre ??
-5/ Ah la pêche à la mouche !! Là je dis oui ! En effet tant que ce n’est pas des streamers ça reste autorisé en 2nd ! Tip top pour cavaler au bord de l’eau à la recherche des chevesnes, barbeaux et carpasses ! Et comme je le dis souvent ça permet aussi de prospecter de nouvelles zones et de prendre un bon gros bol d’air frais. 
Je ne m’étendrai pas plus sur le sujet car je pense avoir écrit assez d’articles sur le sujet.  (Si vous le souhaitez, à vous de gratter dans les articles précédents). En attendant voici les deux poissons de ce début d'années; des furies qui dans le courant vous prennent plus de 50 mètres en moins de 10 secondes...




Et quoi d’autres à faire ??
Et bien il y a aussi une autre pêche à la mouche ;
-6/ Celle dite en réservoir. Mais c’est quoi un réservoir ? C’est un trou avec de l’eau dans lequel on a mis des poissons…
Alors oui j’exagère et je vais bien exagérer!! Il y a des réservoirs très sauvages parfois même de grands lacs dédiés à cette pratique et dans ce cas pas de problème. On paye certes, mais la nature, la pêche et la technicité sont bien présentes.
Par contre, certains parcours ne sont vraiment pas terribles… On le sait tous, notre passion est un peu cruelle et égoïste mais là; on passe un cap. Un micro plan d’eau dans lequel sont entassées des truites arc en ciel: C’est ça la pêche à la mouche en réservoir ?? Fiouuuu, ça me fait de la peine, pauvre bêtes ! J’ose imaginer la comparaison glauque avec une maison close : « Allé les filles, y a d’nouveaux clients, mettez en avant vos belles nageoires pulpeuses et n'oubliez pas: Faut qu’ça morde hein ! Sinon les m’sieurs ils reviendront plus !!! » Sérieux vous aimez ça ??
Les truites farios n’osent souvent même plus se nourrir et finissent anorexiques avant de se laisser emporter par la mort et seules les arcos, surement triploïdes continuent leur vie dans cet enfer. Ça y est j’en vois quelques uns se sentir visé et péter un câble devant leur écran : 
«-Gna gna gna mais t'es qui toi chignole de zbab écolo de merde pour dire ça? J’ne suis pas du tout d’accord, t'y connais rien, c’est super technique et en plus les poissons sont éduqués et c’est vraiment génial et puis si t’es pas content viens pas pêcher en réservoir !! » 
Ok Bobby je te comprends, tu as la phobie des loutres, tu t'épanouis devant une truite qui a retrouvé ses nageoires et au moins là-bas tu es tranquille et tu peux vivre ta passion à fond… J’vous l’accorde je romance et je m'en amuse mais ce n’est que mon ressenti et je précise bien pour les petits parcours. Le reste est très respectable et ressemble un peu plus à une zone No-kill naturelle.

Du coup, pour mettre tout le monde d’accord j’ai testé un parcours « bien plus acceptable », assez vaste avec des canaux et des plans d’eau :(Le parcours des Fontaines). Intéressant pour se remettre en jambe et dépoussiérer la soie de 5. Pour un 2 janvier avec les compères Adrien et Seb on peut dire qu'on a fini avec la chaussette bien fraîche mais on s'est franchement bien amusé...


Les fishs sont bien présents mais c’est une réalité ; seules les truites arc en ciel semblent s’y « acclimater ». On se fait plaisir en prenant de beaux sujets dont une ou deux braves marmules qui m’auront bien surpris par leur défense !!  
Après c’est sur ça restera une visite exceptionnelle. Je préfère largement m’attaquer à des poissons sauvages dans un endroit naturel et surtout moins fréquenté. Les sensations sont bien là mais dans ma tête résonne un peu trop le côté artificiel de cette pêche.

Alors sérieusement pendant cette courte fermeture s'il y a un vrai truc à faire c'est s'engager! Non crétin pas dans l'armée, mais auprès des AAPPMA, des fédé et des asso qui concrètement vont faire bouger la pêche en France. On râle tous, personne n'est content mais le pourcentage de types qui se bougent le cul est ridicule.


Certains me diront que prendre sa carte c'est déjà pas mal non? Ouais mais quand même, c'est un poil plus intéressant de savoir ce qu'ils vont faire de tes tunes non?


Alors essayez de porter vos idées, allez aux réunions des AAPPMA pour vous faire écouter! Allez-y avec des potes vous vous sentirez moins seuls face aux adeptes des lâchers de truites arc en ciel!
Par contre n'y allez pas la fleur au fusil en espérant avoir un oratoire qui vous regardera la bave au coin du bec.
Préparez votre coup, écrivez quelques lignes de votre projet car oui, c’est de la politique! Les types en face ont bossé dur pour pouvoir remplir leur congélo.
Ils se sont battu, eux,  pour pouvoir déglinguer dans la légalité 10 truites de 18 cm par jour et par pêcheur et ce; même dans un ruisseau ridicule!
Imaginez bien qu'avec votre casquette de rappeur et votre idéologie de la pêche ils vont sortir les dents les viandards...
Il va falloir frapper fortement ses bourses sur la table pour les tenir à distance! 
Mais zen, restez zen et écoutons un peu Zazie; du calme et de la diplomatie sans bagarre! Expliquez les choses, montrez surtout que vous n'êtes pas bête et qu'il y a une forte demande dans votre sens.
 
Du concret!


Prenez des exemples simples à mettre en place et qui fonctionnent déjà ailleurs:


-Parcours No-kill, accès aux float tube, nettoyage des berges,
-Contrôle des pollutions (délation à l'ONEMA), contrôle du braconnage (délation aux fédés et à la gendarmerie), (ouaich gros on est des balances mais c'est pour mère nature!)
-Aménagements divers: plantations d'herbiers, mise en place de structures, positionnement de frayères artificielles, balancez des arbres et des branches mortes dans l'eau, ça créera des postes et des caches pour les alevins. 
Empoisonnement de blancs et d'espèces cohérentes avec le milieu, fermetures spécifiques, réserves temporaires, en effet, la liste est longue!






 Ci-dessus une image d'un des plans d'eau du mas d'Arnaud (Vergèze, Gard)sur lesquels on propose une gestion spécifique en NOKILL; en espérant que la pétition qui a atteint plus de 6400 signatures puisse porter son poids politique en faveur des nouvelles générations de pêcheurs écoresponsables!
(Plus d'infos sur la page face book ICI)


Au fait, dans 10 jours c'est l'ouverture de la truite alors j vous dis "merde"....





 

 

jeudi 1 décembre 2016

Les passagers d'Automne


                            Il existe des moments où le pêcheur le sent bien, où son flair de prédateur lui impose de se rendre immédiatement au bord de l’eau. Les sens sont en ébullition et c’est une évidence, il se passe quelque chose sous la surface!
 On parle bien des transitions saisonnières importantes qui transforment la nature. Ces changements influent sur l’ensemble de l’écosystème et donc sur les conditions de pêche. Le milieu change et les chasseurs/pêcheurs/cueilleurs que nous étions voient en ce trouble l’occasion de faire le plein de sensations. Sans entrer dans des explications trop scientifiques on peut tenter de comprendre ce qu’il se passe sous l’eau.
Le temps de lumière est chaque jour moins important, la puissance du soleil baisse en intensité et ; par conséquent la température chute. Ce grand bouleversement joue sur la vie en général et tandis que certains migrent ou hibernent, la végétation et les animaux à sang froid subissent ou s’adaptent : les herbiers se dégradent et meurent progressivement alors que les espèces animales modifient leur métabolisme.

 Mais qu’est-ce que ça change ?
Le poisson fourrage perd peu à peu sa nourriture et sa zone de confort. En gros on peut dire que les gardons, ablettes et autres poissons blancs se font retirer la couette, ils n’ont plus de cachette et vont devoir se déplacer pour trouver de la nourriture !
 Mis à part les structures telles que les arbres immergés, les blocs de roches et différentes épaves les « blancs » n’ont plus d’autres choix que de se regrouper pour s’auto protéger. (C’est un peu pour ça que sur ton échosondeur tu vois d’énormes masses de poissons !) Il va de soi que leurs prédateurs changent aussi leur mode de fonctionnement. Si ton frigo se déplace ; il te suffit de le suivre, de l’encercler avec tes supers copains et de taper dedans de temps en temps ! Fini les embuscades au raz des herbiers, place à la fainéantise et au gavage !
Une traque en mouvement.
Les bass, les brochets, les perches et  les sandres le savent : il fera bientôt très froid et ce sera bien plus long de digérer une proie. Il faut donc profiter des températures encore acceptables pour emmagasiner un maximum de graisse. Nos amis entament une période d’alimentation  abondante où sur les moments les plus chauds de la journée de véritables frénésies (lien article frénésie) alimentaires éclateront.

Où sont-ils ?
 Les déplacements sont nombreux en cette saison. Que ce soit en profondeur pour trouver des températures de confort supérieures (thermocline) ou en recul dans des fonds de baies (zones à l’abri des courants qui se réchauffent plus vite au soleil), le pêcheur doit analyser son spot afin de localiser les carnassiers.  Un petit carnet de suivi de vos sessions pêche avec la localisation des poissons par période, température, vent etc peut vous aider à retrouver les carnassiers et leur « pattern » d’une année sur l’autre ; et franchement ça marche ! Attention tout de même aux changements dus aux crues qui modifient le lit de la rivière.

 Un comportement adapté !
Ok, en France le schéma halieutique est assez complexe. On est souvent obligé de faire des bornes, ce qui d’ailleurs est l’occasion de se retrouver entre potes et de mettre l’accent sur les retrouvailles, la convivialité, la déconne, la bouffée de nature et oui je l’oubliais presque la passion !  En parlant de rassemblement dans le genre en voici un extrait: 




T'es sur qu'il y en a assez Seb?


Quand on n'attrape rien certains chantent ou simplement t'insultent gratuitement...


Décompression totale




Revenons aux choses sérieuses!
Mais comme je dis en réponse au pêcheur relou qui trouve que c’est toujours mieux ailleurs : -« Plus tu t’éloignes de tes spots, plus tu te rapproches de ceux des autres. » A bon entendeur…  Ensuite, pour alourdir le contexte je trouve qu’il y a beaucoup trop de pêcheurs de carnassiers comparés aux spots disponibles et riches en poissons sur le domaine public. Une superficie d’eau douce tout de même assez volumineuse mais très mal équilibrée sur le pays. On manque de grands barrages, de territoires vastes où la surpêche ne pourrait pas se faire ressentir. Rajoutez à cela des vagues de pêcheurs connectés qui ; à la moindre publication sur le net d’une belle session débouleront en fanfare pour eux aussi faire la même photo avec ce même poisson et bien sûr jusqu’à épuisement du stock !!… Non non je n’exagère pas, c’est presque pire que les cormorans, le no kill sera de mise mais le spot sera sur pêché pendant des semaines. 
Alors que faire ?
     J’ai opté pour le forfait rotation/discrétion ! Waouuu trop cool ton forfait !! Assez naturellement je m’aperçois que ma pêche se calque sur la saisonnalité. Je cible une ou deux espèces par période puis je passe à d’autres et ce, tout au long de l’année. De cette manière je peux utiliser l’ensemble de mon matos, je ne me lasse pas et j’peux vite m’extirper de la foule du bord de l’eau qui m’horripile !! Il n’y a pas pire que de se retrouver stressé, quand on va à la pêche on aime y être pénos non ??!!!  Ok j’me calme et vous donne un exemple :
De Mars à Mai : La truite (en même temps on n’a pas trop de choix).
De Mai à Juillet : le brochet (tant que l’eau est fraîche car quand les eaux sont chaudes c’est un grand risque de les voir crever quelques heures après la relâche !).
De Juillet à octobre : Le bass, le bass et le bass.
De novembre à Janvier : Le brochet, la perche et le sandre. Puis pour combler les trous je cale de la carpe, du chevesne et bientôt du silure à la mouche (la pêche à la mouche fait un bien fou et ça nous éloigne des spots trop convoités et trop à la mode). 
L’intérêt d’un tel roulement permet à mes spots et aux poissons qu’ils contiennent d’être taquinés en alternance, certains sont tranquilles quand d’autres sont occupés à se faire soigner les dents. Même si évidement je ne suis pas le seul pêcheur ce sera déjà ma présence et ma manière de pêcher en moins. Je pêche mes spots 5 fois grand max par an favorisant ainsi une meilleure réactivité des poissons, moins de stress, une meilleure santé, moins d’éducation et donc plus de plaisir avec des sessions réussies et poissonneuses !

Je le redis : « -il n’y a pas de bon pêcheur, il y a juste des bons coins de pêche… » Oui-oui je suis assez fier de cette phrase et j’vous la ressortirai ! ! Bref continuons. J’essaie aussi d’espacer mes parties de pêche dans la saison. N’oublions pas qu’encore une fois nous ne sommes pas seul et qu’un pêcheur qui se gare tous les jours au même endroit va intriguer du monde et ça ; aie aie aie, c’est dangereux pour votre petit paradis… Puis franchement pour les poissons c’est bien mieux que de les matraquer quotidiennement. Ainsi j’ai un impact moins important sur mes zones favorites, je respecte le rythme de reproduction des espèces et j’ai beaucoup de plaisir à retrouver mes endroits au fur à mesure de l’année.
Allé, pause anecdote dans ce roman que vous avez la patience de lire ! En début d’automne je suis allé me faire une ultime session « bass ». On sait qu’à cette période ce ne sera pas la folie mais on peut farcir un gros spécimen.
Alors que je ne faisais strictement rien, eau froide, niveau très haut, zéro activité, j’ai commencé à jouer. J’me suis lancé des défis débiles de précision puis, j’ai repéré à côté d’une branche un espèce de tronc et dans ma tête j’me suis dit : « -imagine que c’est un gros bass et dépose lui ce petit rat juste devant le museau ».
Sans problème (ouais chui un dingue !) j’ai déposé le rongeur en plastique au millimètre et en une fraction de seconde le fameux tronc a dévasté la pauvre bête !! C’était bel et bien un bass… Je fus tellement surpris que je n’ai même pas réagi. Je suis resté figé dans mon float tube, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte ; « -mais c’est quoi ce bordel !!! » Dans la foulée, le poisson est monté en surface, à 50 cm de moi m’offrir une magistrale chandelle qui le décrocha du leurre.
Et me voilà comme … un con… Analyse de la situation, rembobinage du magnéto et conclusion rapide : « -j’ai rien compris ».
Super conclusion hein ? Ce que je préconise dans ces moments c’est d’attendre un peu, se calmer, se presser  le prépuce, changer de leurre et une fois le calme cérébral revenu reprendre la pêche.
OK, j’ai changé pour un leurre souple, moins volumineux et moins bruyant. Puis, par je ne sais quel miracle je vois le bass remonter et se caler à nouveau sur son poste. J’en reviens pas mais je ne veux pas me précipiter. Je le laisse reprendre son activité et c’est évident : il est en embuscade, en chasse, à l’affût.
Avec la plus grande discrétion je dépose l’écrevisse qui disparait vers les profondeurs. Le poisson l’a repéré et part à sa poursuite. Ça sent bon. Le leurre est au fond, j’observe ma ligne qui ne mettra pas longtemps à se déplacer. Le gros bass est au bout et VLAN !! Ferrage suivi d’un combat lourd et puissant ! Les gros coups de tête annoncent un fish qui en a vu d’autres.
Peu à peu il monte ! Je le sors de son habitat et le propulse dans l’épuisette !! YESSS quel retournement de situation et quelle action de pêche ! Pffiouuu celui-là j’m’en souviendrai !! Il ne se passera plus rien de la journée mais cette scène restera gravée dans ma mémoire avec une certaine fierté !
Super bass d'automne qui affiche ses 47cm!


L’automne, saison préférée des pêcheurs ?
On peut évidemment retrouver une grande partie de ce que j’ai tenté d’expliquer dans les magazines (et bien plus en profondeur) car en effet cette saison concentre les pêcheurs au bord de l’eau et chaque année les articles rechantent la même chanson alors à mon tour j’ai voulu profiter de mon automne car moi aussi c’est ma saison préférée !
En bon pêcheur prévoyant j’ai eu la chance de pouvoir me bloquer un petit tour vers le centre de la France pour gouter aux bonnes conditions de pêche et aux couleurs de l’automne ! Le hic c’est que ces transitions climatiques ferment souvent la gueule aux poissonnets qui, suite à une baisse rapide des températures ne s’alimentent plus le temps de la stabilisation.
Il faut donc comme d’habitude être au bon endroit au bon moment. En bateau et même du bord nous avons eu la chance de tomber sur des zones où les herbiers étaient encore présents. Et comme par hasard les brochets n’étaient pas bien loin.


Par contre dans les lacs où les herbiers avaient disparu nous avons délaissé les bordures pour rechercher les boules de blancs dans plus d’eau. La traque devient bien plus aléatoire et l’électronique est d’une grande aide. Vu que les « blancs » se déplacent il n’est par contre pas rare de les voir se rapprocher du bord quand le vent souffle fort et qu’il transforme une berge en véritable banquet. Dans ce cas il y a fort à parier que les carnassiers les auront suivis et j’ai eu la chance de tomber sur ces conditions idylliques qui permettent de réaliser des sessions de rêve et du bord ! Ces quelques jours qui ont rassemblés les poissons sur une zone abordable auront été du pur bonheur. Tandis que les blancs profitaient des sédiments en suspension les perchasses, elles, attendaient dans la première cassure, à 3m de profondeur. Il suffisait d’arriver à atteindre contre le vent la strike zone et d’y laisser tomber un leurre suffisamment lesté pour BOOOOOOMMMM prendre une grosse sanction !!!
Boom ouverture du bal avec une 42!
Puis une 41 pour la table 2!

La lourdeur et les coups de tronches sont synonymes de grosses perches ; des poissons de plus de 10 ans ! Quand on enchaîne ces poissons trophés ça fait bizarre et pour ça et malgré nos boîtes hyper fournies il n y a pas eu meilleur leurre que le black minnow de fiiish. Pas d’accrochage sur le tombant rocheux et même si j’étais septique quant à l’efficacité du montage texan sur ce type de pêche seulement un poisson s’est décroché ! (Ça a donc été le pattern en utilisant le numéro 3 : 12cm tête shore : 12gr et pour le coloris le naturel l’emportait !).
Les ravages du black minnow sur une perche de 49cm...

Qui a dit que ce leurre était réservé aux bars...

Encore de la pizza!


Quand ce phénomène arrive on se demande vraiment où sont les poissons le reste de l’année ????? On peut ratisser un plan d’eau depuis 10 ans sans grand succès et d’un coup tomber sur le bon moment et là ; on hallucine, on vit pleinement notre passion…
Peut-être que ces poissons sont juste des passagers de l’automne ?
Nos rivières, nos fleuves, nos étangs et nos lacs recèlent de mystères qu’heureusement on ne percera jamais. On peut tenter d’expliquer ce que l’on a cru comprendre mais ces théories ne sont souvent faites que pour nous rassurer. Les saisons, les transitions, les changements sont des renaissances voire même des naissances* qui nous ouvrent de nouvelles pages de notre vie.
La nature reste magique et la magie ne s’explique pas.