mardi 21 août 2012

15 août = 15 kilos


        Un 15 août que faire ?? Il fait très chaud et les potes veulent se baigner…Mais où les amener?? Dans un endroit secret?? Bon allé ils le méritent!
C’est parti pour le "coin maudit" !
Une canne pour le chevesne accompagnera celle pour la carpe…
L’après-midi c’est passée comme prévu, une bonne rigolade au bord de l’eau et quelques chevesnes de sortis.
On est bien loin des clichés de l’été où l’espèce humaine s’agglutine en bord de mer.
Je me demande vraiment comment font les gens pour apprécier cette promiscuité, ils ne doivent pas avoir le choix ou peut être n’imaginent pas qu’autre chose existe.
Et pourtant il existe de nombreux coins encore préservés des ravages de la foule, des ravages du « ah mais je savais pas ».
A nous, conscients de ces trésors de savoir préserver et pourquoi pas partager (mais pas trop quand même hein !) ces endroits secrets.
Bref c’est un peu ce qu’il c’est passé ce 15 août, en fin d’après midi quand mon pote Jeanouble m’a dit :« Ah bin dit donc Monsieur le dentiste, je te verrai bien ferrer une grosse carpe de 15 bombes ! »
Je lui ai donc répondu : « Ah bin mon ami avec le bazard que t’as mis en marchant au milieu de la rivière ça va être un poil difficile ! ».
En effet, le pauvre moucheur de chevesnes avait fait fuir les quelques carpes qui s’alimentaient. 
Mais bon, on est sympa, on va quand même aller voir les tonneaux qui tournent autour de leur "arbre cachette" histoire de faire le malin en montrant la taille des fishs que l’on traque…
Arrivé sur le spot elles sont là et vu leur comportement c’est foutu.
Elles tournent en bande comme elles le font une fois stressées.
J’explique à mon brave ami le contexte délicat quand soudain, une grosse mémère nous passe à 2 mètres des pieds. Machinalement j’envoie un « lancé arbalète » qui fait tomber mon imitation de larve de libellule un peu trop loin du poisson. 
C’est raté, la coulée passe à coté du poisson et ne tombe pas devant son groin comme il le faudrait.
AhAh !Mais contre toute attente, la bête s’est retournée et devant nos bouches grandement ouvertes elle a jouée les aspirateurs à moumouche.
C’est THE coup de chance de l’année car pour la peine on était loin d’être discret, le lancé : minable! Et pourtant la  grosse est tombée dans le panneau. Mais lorsqu’elle a ressenti le ferrage à papa elle a du se dire « Mais quelle C..Ne je suis !!!! » 
Réaction : Elle a enclenché la première direction l’arbre cachette, impossible de l’arrêter, la canne plie, le bras plie, le fil crie !!! Alors on prie…
Je décide de ne pas trop la brider, ça ne ferait que l’énerver d’avantage.
A ce moment je dis à mon pote que c’est impossible, elle va tout me casser, comme c’est déjà arrivé plusieurs fois cette saison.
Quand on a du bol on en a jusqu’au bout, ma petite carpe est ressorti toute seule de l’arbre et c’est à mon tour de forcer un peu, voir beaucoup en fait. Je suis sur le point de rupture, tout est à la limite de la casse. Elle est vraiment lourde, c’est une sacrée sensation que de voir le matériel souffrir à ce point.
Pour assurer le coup je me glisse à l’eau et fini par attraper cet énorme parpaing aquatique…
Patatrak!!!!! Et après on dit que c’est galère la carpe à la mouche… 



PS:  Merci à Jeanouble de m'avoir porté chance!!!!

mardi 14 août 2012

Le combat d'une carpe en images..

Quand les images se suffisent à elles même...


 



Trip en Ariège!


En attendant les prochaines vacances, on se souvient…. On se replonge dans cette ambiance vécue il y a quelques années,  quelques mois ou même quelques semaines… Une odeur, un certain ronronnement sonore, des moments de joie, de galère… Les sensations, les images nous reviennent…

Les dernières vacances c’était fin Juin, et c’est vrai qu’on est très fatigué avant les vacances comme si d’un coup on en avait vraiment besoin.
Curieux…

La journée de taf à peine terminée, on charge la bagnole ou plutôt la maison à roulettes et on file.
Cette fois-ci direction l’Ariège, ses paysages sauvages, magnifiques.
 Le côté préservé des Pyrénées.
Au menu un bon week-end de rando avec Mel, son père Philippe et une bande de furieux de la randonnée.
Le temps fut de la partie, et les paysages à la hauteur de mes espérances. C’est vraiment un super coin !
 La première journée de randonnée commença fort : un petit apéro avec
ses bons produits locaux.
Idéal pour se mettre en jambe. Après quelques heures de montée on y est, j’entends les premiers échos des cris de marmottes, on aperçoit quelques Izards, les ruisseaux à truite sont bien là !


Une fois le refuge atteint, je me rends compte qu’une canne à pêche avec quelques petits leurres pour la truite m’ont suivi. Ah bin ça alors comme c’est bizarre.
«  Vous voulez vous baigner les gars ? » Demandai-je aux petits poissonnets en plastique…
« Oui Oui OUI !! » Ont répondu les leurres.
Dix minutes plus tard je prends une frappe en sortie de courant. Petit ferrage, chandelle, petites accélérations, la recette est réussit…
Voila comment on attrape une superbe truite de lac d’altitude.




Le lendemain, c'est descente à la fraîche... Avec une petite pause pêche dans un magnifique ruisseau qui me donnera quelques sauvages à la robe bien caractéristique..

 
 

  

La suite des vacances s’est faite en vadrouille jusqu’au lac de Montbel où seule une pauvre grenouille a voulu manger du caoutchouc… 





Ah vivement les prochaines vacances !

mardi 7 août 2012

Le coin maudit...


      
    Voila quelques jours que mon nouveau coin de paradis hanté de monstrueuses carpes me résiste. J’y ai déjà fais trois sorties mais rien à faire : 
5 poissons décrochés dont 2 que j’estime peser une bonne quinzaine de kilos et 2 casses par des furies !
La poisse, ce lieu a beau être magnifique, méconnu de la foule, épargné des algues vertes et très poissonneux, rien n’y fait…
Ce coin doit être maudit… Hanté…
Tout ça a trotté dans ma tête un moment.
J’ai monté quelques nouvelles mouches, je me suis gratté le front, puis le menton  puis j’ai démarré la voiture, la trouille au ventre direction le coin maudit…
Tout ça c’est passé hier, en fin de journée.
Arrivé sur place le calme du coup du soir se fait ressentir, le vent est tombé, les éclosions d'éphéméroptères inondent le ciel et les carpes entament leur remontée quotidienne vers la cantine (l’amont d’un trou d’eau d’environ 300m).
L’eau est plus que claire, le moindre mouvement de ma part les mettrai en alerte alors j’attends… 5, 10, 15 minutes sur un caillou la tête dans les branches au milieu des araignées.
Les voila mais voilou, j’ai des fourmis plein les jambes et je n'y vois plus grand chose.
Les premières présentations sont trop bruyantes et les carpes fuient… Rebelote il faut à nouveau attendre…
Cette fois ci sera la bonne, j’en ai repéré une qui n’a pas l’air farouche, elle se goinfre sous un gros tronc. C’est limite en skippant sous les frondaisons à la manière des pêcheurs aux leurres que j’arrive à lui présenter ma mouche, la dernière petite écrevisse sortie de mon labo.
Je laisse couler l’engin. Une bonne animation sèche fait bondir la mouche telle l’écrevisse en fuite, la carpe suit, cherche. Je remets une tirée, la carpe suit de nouveau, détend sa bouche et l’écreu disparait !!!!!
Et vlan ferrage !!!! Vu les ratés obtenus lors des dernières sessions, j’en remets un deuxième pour être sur qu’elle reste pendu..
Il y a peu d’eau sur cette zone et la carpe fuse comme le commandant Cousteau croisé à Usain Bolt croisé à une Ferrari…
Bref vous l’aurez comprit c’est un super combat tout plein d’énergie qui m’attend !

 (Je précise que malgré mes mésaventures j'écrase toujours mes ardillons quitte à laisser filer le poisson de mes rêves!)



jeudi 5 juillet 2012

Ze délivrance!


    Après un mois de bredouille, de capot, de sorties sans une carpe consentante, la chance a fini par tourner.
Je commence à connaître le comportement de ce poisson, du moins c'est ce que j'espère...
 Mais les carpes sont déroutantes, elles te remettent constamment en question.


L'approche n'est jamais assez discrete, les mouches deviennent une grosse blague vu les refus que j'ai ramassé... Bref rien n'est acquis et c'est ça qui rend cette pêche si passionnante.
Du coup le mental un peu épuisé j'ai ressortis les cannes à leurres histoire de faire du Bass..




Les balades du bord à la recherche des carpes me manquaient et hier à la sortie du taf, ni une ni deux j'ai chargé le matos et en avant pour prospecter de nouvelles zones!

    Je sais qu'en ce moment la bouffe ne manque pas et vu la chaleur il est difficile de trouver des poissons actifs..
Le choix de la zone se fera sur des parties de rivières ombragées où les poissons sont tranquilles et ne subissent pas les passages de canoés et les plongeons des furieux baigneurs à la peau bien crémée...
Comme d'habitude ce n'est pas gagné, comme d'habitude je galère à trouver les fishs, et comme d'hab, une fois trouvées , les carpes sont dans des endroits inaccessibles...
Il me faut traverser la rivière, à ce moment tout peut tomber à l'eau ( la blague était facile je sais..). Un faux mouvement, un geste trop brutal et tout le monde s'en va alors il faut marcher comme un ninja indien...ou l'inverse.. Être discret quoi..
Je longe la berge, arrive à hauteur des poissons, présentation de mon imitation d’écrevisse..
 Et Et Et REFUS!!
C'est bon j'ai l'habitude...
Je continue a prospecter et un groupe de 3 poissons fouillent le fond, les groins avalent et recrachent du sable, retournent les pierres.. Bouuu elles y vont franco!
Panique à bord, ça tremble dans tous mes membres.. Je ne sais plus comment ça fait de se faire tirer sur les bras!
Premier faux lancer: je m'accroche dans la branche de derrière...
Je me décroche en arrachant de rage la branche mais c'est bon elles sont toujours là à se goinfrer..
Un bon posé et je laisse couler ma bestiole, par petites sacades, mon écreu décroche un peu de poussière autours d'elle, je la rapproche du groupe, les 3 poissons me donnent l'impression de mater ma mouche.. Concurence alimentaire oblige, la première dessus aura droit à un bon ferrage et c'est la plus grosse qui s'y colle!!!
Je ne me rate pas, et lui renvoie la sauce! Le démarrage se fait vite ressentir, elle est bien grosse et me mettra un bon paquet de rushs, ira faire un tour sous des branches, fera chanter le moulinet, fera craquer la canne, et me fera quand même changer de bras plusieurs fois .. Dites moi docteur c'est ça le paradis???
Après 20 minutes intenses et une séance photos, ma star du jour retourna dans son domaine.
Moralité: insister c'est bien... s'acharner c'est mieux...




A table!

                 Le printemps est bel et bien terminé, les herbiers ont atteint une belle taille, les jeunes crapauds se frottent au monde terrestre, la chaleur pesante nous colle le tee shirt sur la peau et les berges sont désormais envahi par la végétation.
Ce printemps tant attendu tout au long de l'hiver me réserva quelques belles surprises!!
Et bien entendu le tout à la mouche..

Au premier plan la "mouche", petit cœur jaune qui en a fait des heureuses...





 Les images parlent d'elles même!




Petite torpille aux coups de tête rageurs!

 Pour la petite histoire, celle-ci par le bazar émit en surface à fait comme souvent venir ses copines.
 La curiosité les poussant à observer ce qu'elle à celle- la à s'agiter de la sorte.
Dans le tas, une silhouette différente attira mon attention, une grosse silhouette bien trop allongée pour être celle d'une carpe....
C'est un énorme brochet d'environ 1m20 qui vient flairer mon poisson. Je suis resté sur le cul un bon moment puis le broc m'a repéré et a filé rejoindre les profondeur.. Un peu plus c'était le doublé!
 


Un tonneau au combat progressif, le démarrage est tranquille mais quand la bête se sent vraiment en danger et qu'elle monte dans les tours les bras et le matériel sont mis à rude épreuve!




                                                                                                                                                                                                                         Une belle mémère piquée non loin des baigneurs! Premier poisson de l’Hérault, super profilé par les crues torrentielles du fleuve. Un missile, un régal!


mercredi 21 mars 2012

Pour quelques degrés de plus!





       Après cet hiver de taré la glace a fini par fuir laissant place à la montée rapide des températures.

Dans nos contrées du sud de la France le manque d'eau est vraiment violent..
On risque d'atteindre un niveau plus que critique, c'est pire qu'en été!
Cette sècheresse accentue le réchauffement des eaux et peut entrainer une véritable catastrophe pour les milieux aquatiques.
Réactions en chaîne, les poissons se dégourdissent les mâchoires, ils ont la dalle!
Ce week-end comme beaucoup de week-end mon addiction m'a poussé à roder le long des cours d'eau.



Un bilan plutôt rigolo pour le vendredi aprem:
Ma première Tanche à la mouche!
L'approche fût fort sympathique, je l'ai repéré sur ma berge à travers les roseaux, immobile.
Délicatement, j'ai passé la pointe de la canne à travers la végétation, petit lancé arbalète qui vient déposer la mouche devant le museau de madame Tanche et Zgloup.. Ferrage!!! Le poisson se débat, met quelques coups de tête et finit à mes pieds...
Les tanches sont vraiment magnifiques, on dirait des poissons sacrés..






Je la relâche rapidement et un banc de mastas Rotengles (cousins du Gardon) passent devant moi, je change ma mouche pour une imitation de maïs et en voila un qui fonce dessus...
 Ahahah !!!!Il ne va pas être déçu du voyage et BIM! Un aller retour avec Air Dentisto!
Il a vraiment la patate le bougre!









Les petits poissons c'est bien pour l'échauffement mais dans la famille des cyprinidés je voudrais la carpe!
Ce jour-ci elles sont difficiles à repérer mais à force de chercher, on trouve.
Voilà un banc de 4 ou 5 individus, présentation discrète de ma graine, aspiration instantanée et départ violent..
Wouuu!! Ça change des Rotengles...
La carpe me vide le moulin, fait demi tour et revient à fond les manettes vers moi, me passe devant. Je garde le contact tant bien que mal et ...Mmmmm décrochée!!!

Je reste con.
Sur place, comme à chaque fois qu'un pêcheur décroche un poisson.
Va sans dire qu'une petite raillerie à du fuser. Peut être même une insulte, qui sait!
Mais ne nous décourageons pas! J'attaque un nouveau poisson quelques minutes plus tard.
Quelques faux lancés me permettent d'arriver à distance d'une carpe en plein repas.
Mon maïs frappe la surface ce qui fait légèrement hausser sa bouche pulpeuse de la vase, elle fixe le bout de plastique jaunâtre et c'est repartit:: Gloup! Suivi d'un ferrage suivi de un, deux, trois gros coups de tête, suivi du fil qui casse, suivi d'un grand "ET MERDE!"
La journée finira comme ça. C'est aussi ça la pêche. Mais demain ça va chier!
Allé, j'ai la flemme mais je raconte "demain".
Programme de la journée: prospection d'un nouveau spot.
Les nouveaux coins c'est toujours beau vu de satellite, c'est d'ailleurs pour ça qu'on les choisit..
Cette fois ci, c'était encore plus beau d'en bas!
Puis cette fois ci j'ai du bol, il y a des poissons, et pas n'importe les quels, plein de carpes en maraude...
Bouuu l'adrénaline commence à monter! Il va falloir assurer.

Je me mets en mode Indien.. C'est très difficile de ne pas faire de bruit quand on marche dans les galets... J'ai l'impression d'être un parpagnasse avec mes gros sabots...
J'attaque quelques poissons sans résultat.. Il y a un truc qui cloche.. Je continue ma prospection quand j'entends un raffut dans un radier.
Une nageoire sort de l'eau et met de grands coups, c'est quoi ce délire??!!


Peut être un poisson qui fouille le fond... J'observe la scène quand d'autres carpes se mêlent à la danse, les unes contre les autres à retourner les cailloux, se frotter.
Bref j'ai compris elles frayent.
Petit moment de magie où l'on est spectateur de ce magnifique instant. Bon, je me dis que pour la pêche c'est mort...
Je décide quand même de continuer la balade! Le cours d'eau se divise en plein de petits bras, un vrai labyrinthe, c'est les Everglades Gardois!
Un super terrain de jeu pour les carpistes moucheurs internés au sein du fameux "Carp Fly Fishing Crew".
Il y a des poissons dans chaque portion mais ils semblent n'avoir qu'une chose en tête... Le sexe...
Je contourne une grande zone de graviers laissés par la dernière crue  pour atteindre un vrai petit paradis.
La rivière est super jolie, une berge de sable fin fait face à une rive au top: pelouse épaisse et confortable, grands peupliers épargnés de la crue de 2002 qui avait tout ravagée, petits rochers etc..
Ça sent le poisson! Je me glisse sur la berge "pelouse" et ça ne rate pas, j'ai fais le bon choix!
Une carpe est en mode sanglier, elle ronge la berge, groin dehors faisant de gros nuages de vase autours d'elle...
Je rampe, je prends des branches dans le visage, mais c'est ce que je cherchais!
Une carpe qui mange à grande bouchées! Approche méga discrète, lancé irréprochable, ma fausse graine arrive à 3 cm du groin moustachu qui hésite une seconde avant d'arracher l’intrus du sol. Je me relève d'un coup en tendant la soie!!! Et vous entendez déjà le son du moulin qui chante!!! ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ




Superbe bagarre, c'est une petite carpe d'environ 4/5 kilos qui viendra finir sa course dans mon épuisette. Je l'observe un petit moment puis c'est l'heure de la rendre à son monde.
Ce coin me plait bien!
Vraiment bien car 10 minutes après rebelote, cette fois-ci la carpe est bien plus jolie, elles sont même deux à fouiller une petite sortie de courant entre deux blocs rocheux...
Le fond est constitué de plaques calcaires. Je dépose ma mouche "maïs" à quelques centimètres de la plus balèze, dans l'axe de son déplacement..
Je patiente tranquillou, je sais quelle va y venir.....
Je ne veux pas la rater.
L'action se passe à 1.50m de mes pieds, elle s'avance, bascule, aspire l'imitation, j'attends un peu, juste ce qu'il faut pour qu'elle referme la bouche.
Il ne faut pas non plus trop attendre, elle recracherait mon leurre. Je décide de ferrer!
Et BOUMMMM le tracteur démarre au quart de tour.... Elle est bien énervée, livrera une belle bataille.. Mais cette fois ci c'est moi qui ai gagné! Et c'est sur ce magnifique lingot que se terminera ma session "prospection"!
L'aventure, la recherche de nouveaux spots a du bon; vraiment !








mardi 14 février 2012

Réunionite aîgue!



          Ah les voyages!!!  C'est toujours trop bien!     Et les retours!!!    C'est toujours pourri!

      J'en suis des fois à me demander pourquoi repartir si c'est pour prendre trois semaines à s'en remettre...
Çe doit être normal, on reste sur le cul pendant un moment car on était pénard, les fesses dans le sable avec la personne qu'on aime. On a vu de belles choses, mangé de super trucs, bu des boissons fantaisies, attrapé des poissons aux couleurs et aux formes inimaginables puis ce qui devait arriver finit par arriver... 




 Il faut reprendre une activité, faire parti de la société pendant un certain temps,  travailler pour avoir gagner le droit de la requitter et repartir encore plus loin.

L'île de la Réunion c'est un concentré de ce qui se fait en Océanie. C'est tout petit mais ça fait très mal, un peu à l'image de leur piment cabri...
On peut dire que cette île c'est deux volcans qui sortent de l'eau atteignant 3071m dont un encore capable de cracher du feu.
Tout les cinq kilomètres le climat change, un vrai calvaire pour évaluer la météo du lendemain mais quel bonheur pour les yeux.

La végétation passe de luxuriante à quasi désertique en quelques mètres. Des trombes d'eau vous détrempent et en quelques secondes c'est le soleil qui vous demande gentiment de retourner faire une sieste..
Vous pouvez choisir entre plage de sable noir aux vagues surpuissantes ou plage de sable blanc pour bain de pied dans un super lagon...





                     
 
La carte postale plus ou moins décrite avec ces paysages aux multiples facettes passons aux poissons



Niveau eau douce:
Pas de bête incroyable mais des truites arc en ciel qui se reproduisent naturellement sur l'île depuis une cinquantaine d'années.
Malheureusement pour elles les cyclones et les pluies torrentielles ne leur laissent pas beaucoup de temps pour grandir et les envoient régulièrement nourrir les requins!

Cela dit, elles sont relativement tranquilles. La pêche en mer représente 99.9% de l'activité halieutique sur l'île. J'ai donc fais parti des 0.1% qui se tentent à grimper les parois verticales de ces  montagnes... en pleine forêt primaire.. et tout ça  pour des truites!




Ma première journée était en fait une randonnée d'entrainement pour préparer le GR R1 qui par la suite m'aura autant fait de mal aux jambes que de bien aux yeux! Nous sommes Mèl et moi même descendu à "Grand Bassin", en gros 700 m de dénivelé négatif, pause à la rivière ou plutôt au fameux "grand bassin" puis évidement chemin inverse en montée... Arrivé en bas on a les jambes qui tremblent tandis qu'arrivé en haut on est bourré de crampes.



Ça nous à laissé assez perplexe sachant que deux jours après on y allait pour une semaine entière...


     Entre temps j'ai quand même pu tremper du fil: petite canne spinning spécial poissons nageurs de 3 à 5 cm de chez Garbolino (nickel pour la truite). Le torrent est magnifique, l'eau est assez fraîche mais se sera un capot. Il faut dire que j'ai tenté le coup en pleine après midi sous 35 degrés puis à vrai dire les truites étaient bien plus haute sur le cours d'eau...


Arf revanche!! 
La deuxième tentative fût la bonne: Rivière Langevin après un orage. Le contexte de cette session ne me plaisait guère, il venait de tomber une brave sauce, d'énormes blocs rocheux se décrochaient des falaises qui entourent la rivière, j'étais seul, et le sentier était fermé. Bref je ressentais une certaine pression.
Mais c'était ma dernière chance d'attraper une truite de la Réunion.




Après 45 mn de marche j'arrive au lieu dit Cap blanc, j'ouvre mon agrafe, lui enfile un petit leurre de chez Smith et je me mets à remonter la rivière. les cailloux glissent à mort, l'eau n'est pas très chaude et la brume recouvre les forets de Filaos (résineux du coin).
Ça y est! Je suis dans mon élément, c'est magique, j'ai vraiment l'impression d'être seul au monde et cette sensation de danger me pousse encore plus à éveiller mes sens.

Dans ces moments le pêcheur fait preuve d'une une extrême concentration.



Les truites sont bien là, et bien active en plus. L'orage a du ouvrir leur appétit et faire tomber quelques proies à l'eau. 3ème lancé je ramène par saccades et bim une tappe franche, je ferre! Première truite arc en ciel des tropiques! Wouhouu elle doit faire 22cm, c'est pas la folie mais je la contemple dans cet environnement si improbable avant de la relacher!


 Tout au long de l’après midi j'attraperais une dizaine de poissons, pas de monstre mais de belles truites combatives au ventre bien rempli! Elles sont super agressives, le fait de ne subir qu'une très faible pression de pêche les laisse libre de dévoiler leur hargne à tabasser tout ce qui passe. Je les ai même tenté avec des leurres que l'on fait nager à la surface (stick bait), un peu comme un lézard qui traverse. A peine aussi grosses que le leurre il faut les voir venir y taper dedans comme des goinfres!
Je n'imagine même pas le résultat de ces attaques avec des poissons de 50 cm...




Passons à  l'océan! 
J'ai jamais trop de chance avec l'océan, cette immensité où l'on ne sait jamais où lancer tellement les choix sont nombreux..

Pourtant c'est comme en rivière, il y a des postes, des courants, des petits poissonnets tout mignons et des poissons trés méchants pour les manger!!
La vie se déplace, s'organise autrement dans l'eau salée mais au final c'est simple, il faut savoir observer le milieu et connaître les moeurs des poissons: Lire l'océan.

Bon j'avoue, pas si simple que ça...





J'ai commencé du bord avec ma petite canne à truite dans les rouleaux de Grande Anse. Hop je decide de pécher avec un petit jerk-bait blanc très efficace pour le bar..
Décors de rêve, maillot de bain, (gros coup de soleil sur le front)....
Sur l'un de mes premiers lancés j'ai pris une frappe! Un petit capitaine (appellation locale qui n'a rien a voir avec l'autre capitaine) aux couleurs fluo se débat bien, il doit faire 1 kilo et finira par se décrocher à mes pieds... Pfff !! Ça, c'est mauvais signe.. D'ailleurs je ne ferais plus rien de la journée.


Dans ma boîte ou plutôt mes boites j'ai pris tout un arsenal allant du méga Popper à Carangue au mini leurre souple pour le Rock fishing (pêche dans les rochers).

Résultat pour le Rock fishing: quelques petits poissons fort sympathiques!



Ce style de pêche consiste à traquer les poissons de roche. Chez nous on va plutôt rechercher des rascasses, gobbies, blénnies, petits loups et le tout avec de petits leurres.





A la Réunion le rock fishing c'est comme pêcher dans l'aquarium, notre  leurre souple avive la curiosité d'un paquet de prédateurs. Le spectacle est magnifique, à tel point que l'on ose pas ferrer de peur d'abimer ces bijoux marins.
Cette technique est vraiment sympa pour découvrir les poissons d'un nouveau spot, avec du matériel léger les sensations sont garanties!







Le rock fishing a tout de même ses limites quand on connait le potentiel de l'océan indien! On finit par regarder au large et des questions vous envahissent la tête!

 Il doit bien avoir des trucs énormes là dedans! Où est ta mère toi petit poisson???
Peu à peu l’œil glisse vers la canne plus puissante, vers des leurres plus imposants....
Le problème qu'on a quand on pêche du bord, c'est qu'on veut toujours lancer plus loin.


Plus loin c'est là que sont les gros: les bonites, les thons, les thazards, et les requins dont la réunion se traine une sacrée réputation!


Et bien plus loin c'est prendre un bateau........

Nous avons rencontré un pêcheur professionnel qui nous a permi de nous frotter aux pélagiques de la Run! Un petit réveil à 4h du mat, un petit dej et c'est parti nous montons à bord de son bateau!
Bouu je me rends vite compte que ça remue autrement qu'en Méditerranée...



Au bout d'une heure de navigation et après avoir plongé ma tête trente secondes dans mes boîtes de pêche je suis mal, très mal. D'un coup d’œil je regarde Mèl, elle a l'air nickel sourire aux lèvres, scrutant l'horizon. Il faut assurer, je fais style que tout va bien....C'est quand même moi le pêcheur!
 

Une heure après on arrive enfin sur le spot et les poissons sont au rendez vous.

Autours d'un DCP les oiseaux tournoient, il y a des mouvements à la surface, des poissons sautent, c'est des thons jaunes, ils sont en chasse!!!!
Ah tout d'un coup ça va mieux!!! Tout fou, je prends la canne et accroche un leurre que m'a conseillé le "capitaine"!
Je laisse donc dériver un espèce de calamar rose fluo et bim, décroché, rebim, redécroché, rerebim , pendu!!! Et d'un petit thon jaune! superbe poisson, un vrai missile! Je passe la canne à Mel, même sanction et premier thon!




     L'euphorie des premières prises laissera place au chaos, les creux de trois mètres nous rendront à l'évidence, nous allons nourrir les poissons à grand renfort de café, tartines et autres fruits prédigérés. Bref pâté, oulla ça va pas bien, pas bien du tout!

Au final on aura attrappé en 45mn de pêche pour 2h de navigation 4 thons jaunes et une bonite.
On en gardera un sacré souvenir!




Ce fût les derniers poissons sortis de l'eau du séjour.
Niveau pêche à la mouche je ne leur aurais pas fais bien mal aux dents!
J'aurais pu m'acharner un peu plus en mer mais pour prospecter je trouve "le leurre " plus efficace ou du moins plus facile.















Un pauvre Tilapia finira quand même hors de l'eau et non sans mal!! Il aura fallut passer  l'ensemble de mes mouches sous leur nez!!!!










Voilà, il est temps de plier soigneusement tous ces souvenirs, de remettre des chaussettes et d'affronter la dure réalité qui dit que les bons moments ont une fin.